
Collaborateur ou remplaçant : ne confondez pas
Le remplaçant exerce à la place du titulaire, auprès de sa patientèle, et le partage d'honoraires prend la forme d'une rétrocession. Le collaborateur exerce en parallèle du titulaire, développe sa propre patientèle et verse une redevance. Les conséquences comptables et le bon setup bancaire ne sont pas les mêmes. Le guide du remplaçant est ici.
Les flux d'un mois type de collaborateur
Entrées : virements CPAM (feuilles de soins, tiers-payant), compléments mutuelles, paiements directs des patients (carte, chèques, espèces). Sorties : la redevance mensuelle au titulaire — typiquement 10 à 30 % des honoraires selon le métier, la région et ce qu'elle couvre —, les cotisations URSSAF et de caisse de retraite, vos frais courants. Un compte dédié rend chacun de ces flux lisible et justifiable en cas de contrôle : chaque redevance versée doit pouvoir être rapprochée d'une facture du titulaire.
La fiscalité côté collaborateur : le point qui change tout
Vos recettes = les honoraires que vous encaissez. La redevance versée au titulaire est une charge déductible — mais UNIQUEMENT en déclaration contrôlée (2035). En micro-BNC, l'abattement de 34 % remplace tous les frais : vous seriez imposé et cotiseriez sur des sommes que vous avez reversées. Avec une redevance à 20 %, le micro-BNC est presque toujours perdant. Faites le calcul avant de choisir. Micro-BNC ou 2035 : la règle de décision.
Et côté titulaire ? Une ligne à connaître
La redevance que perçoit le titulaire est une recette imposable — et contrairement aux soins, elle est soumise à TVA au-delà de la franchise en base (37 500 € de recettes de ce type en 2026). Si vous êtes titulaire et accueillez un collaborateur, anticipez ce point avec votre comptable.
Le bon setup bancaire du collaborateur
Trois besoins concrets : un IBAN français au nom propre pour la CPAM (pourquoi c'est non négociable), un virement permanent ou une facturation mensuelle propre pour la redevance, et une compta qui catégorise automatiquement recettes et redevances — c'est exactement le terrain d'Indy. Si votre patientèle règle encore beaucoup par chèque, regardez plutôt Shine. Pour trancher selon votre profil : le simulateur en 2 minutes.
Le contrat de collaboration : deux clauses à vérifier
Sans jouer les juristes : vérifiez l'assiette de la redevance (sur honoraires encaissés, pas facturés — vous ne devez pas payer sur des impayés) et ses modalités de révision. Exigez une facture mensuelle du titulaire : c'est votre pièce justificative de déduction.
Cet article informe sur les règles générales en vigueur ; il ne remplace pas l'avis d'un expert-comptable ou d'un conseil fiscal sur votre situation précise.
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